đŠ Ce Qu Il Ya De Fou Dans Le Monde
Cemonde est soumis et câest une Ă©vidence Ă la loi du plus fort . Et malheureusement le plus fort est le plus vicieux et plus retors . Pas de hasard sauf pour ceux qui croient aux contes de fĂ©e . Moi je crois aux dĂ©comptes de faits mĂȘme si la bĂȘtise de tant me laisse bouche bĂ©e. De toute façon jâai assez dit dans mes textes ce que je
Ăay est! Le monde est rendu fou! Je suis sĂ»re que Jean de La Fontaine sâest retournĂ© dans sa tombe la semaine derniĂšre. Lâauteur des fameuses Fables Le corbeau et le renard, La cigale et
Ny-a-t-il que le fou qui parle seul ? Pour une petite histoire de la voix intĂ©rieure Signaler ce post Ghislain Deslandes Ghislain Deslandes Professeur Ă ESCP Business School PubliĂ© le 12 mars 2020 + Suivre Câest une expĂ©rience que chacun peut faire en entrant dans un mĂ©tro ou en marchant dans la rue : les gens conversent de plus en plus sans quâon
Letrailer Gildas Michel va participer au mythique ultratrail du Mont-Blanc (UTMB), vendredi 26 aoĂ»t, un an aprĂšs avoir couru la Diagonale des fous. Il sâest prĂ©parĂ© autour de
Cequâil y a de fou dans le monde, VoilĂ ce que Dieu a choisi. Ce quâil y a de faible dans le monde VoilĂ ce que Dieu a choisi. Viens, Esprit de Feu, Viens, Esprit dâamour, Viens, Esprit de Dieu,
Revendication: Carlos Tavares, patron de PSA, a-t-il exprim\u00e9 des r\u00e9serves sur l'essor de la voiture \u00e9lectrique?
1Carnaval de Rio, BrĂ©sil. Top 10 des fĂȘtes les plus folles au monde â Carnaval de Rio de Janeiro. Le carnaval de Rio de Janeiro est la plus grande fĂȘte du monde. NumĂ©ro 1 mondial en terme de frĂ©quentation, ce sont chaque annĂ©e plus de 6 millions de personnes qui se rassemblent dans cette ville emblĂ©matique du BrĂ©sil pour y danser la
Ce quâil y a de fou dans le monde, voilĂ ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages.â 1 Co 1, 28 1 septembre 2012 FrĂšres, vous qui avez Ă©tĂ© appelĂ©s par Dieu, regardez bien : parmi vous, il nây a pas
Cependant la plupart des gens sâarrĂȘtent lĂ et oublient que, en rĂ©flĂ©chissant bien, il y a quatre autres trous dans un tee-shirt dans un polo ou dans un pull. Evidemment ce ne sont pas des trous au sens littĂ©ral, mais ceux sont tout de mĂȘme des cavitĂ©s dans le tissu: deux aux manches, un au cou et un Ă la taille.
v6jPFc2. PubliĂ© le 08/10/2021 0004 - Mis Ă jour Ă 1704 Alors qu'elle Ă©tait menĂ©e 2-0 Ă la mi-temps, la France a su rĂ©agir au retour des vestiaires sans changer d'hommes ni de systĂšme. Et voici comment. Les joueurs français cĂ©lĂšbrent leur victoire face Ă la Belgique ©Maxppp La suite aprĂšs cette publicitĂ© Quâest-ce quâils nous ont fait ! Ă la mi-temps, pas grand monde imaginait lâĂ©quipe de France disputer la finale de la Ligue des Nations dimanche prochain face Ă lâEspagne. AprĂšs une bonne entame de match, les hommes de Didier Deschamps ont ensuite sombrĂ©. DominĂ©s, acculĂ©s en dĂ©fense, les partenaires dâHugo Lloris ont Ă©tĂ© crucifiĂ©s Ă deux reprises par Carrasco et Lukaku. 0-2 Ă la pause, le match semblait pliĂ©. Mais alors que lâon attendait des changements dâhommes ou de systĂšme de la part de Didier Deschamps, le sĂ©lectionneur national nâa rien touchĂ©. Un bon coaching, puisque les Bleus se sont mĂ©tamorphosĂ©s, devenant enfin des morts de faim sur chaque ballon. Mais que sâest-il passĂ© dans le vestiaire français Ă la mi-temps ? On est menĂ©s 2-0 Ă la pause, on a lâimpression quâils sont vraiment supĂ©rieurs, on a du mal Ă leur mettre la pression, les faire dĂ©jouer. Mais on est sorti en deuxiĂšme mi-temps beaucoup plus agressif, beaucoup plus haut sur le terrain. ⊠Sans rentrer dans les dĂ©tails sur la discussion dans le vestiaire, il fallait quâon mette beaucoup plus dâagressivitĂ©. On les regardait un peu trop jouer. Le ton est montĂ© ? Pas spĂ©cialement. On Ă©tait tous conscients de ce quâon nâavait pas bien fait, de ce quâon devait faire, parce quâon est tous des compĂ©titeurs. Ăvidemment, ĂȘtre menĂ©s 2-0, en montrant ce visage, on nâĂ©tait pas satisfait. Je pense que lâĂ©quipe a dĂ©montrĂ© beaucoup de caractĂšre et une trĂšs bonne rĂ©action. On est tous trĂšs contents de remonter et dâavoir eu cette victoire pour accĂ©der Ă la finale », a dĂ©clarĂ© Jules KoundĂ© au micro de la Chaine LâĂquipe. "On Ă©tait mal embarquĂ© mais on n'a pas lĂąchĂ©. A la mi-temps on s'est dit les choses !" đŁïž KMbappe FiersdetreBleus Equipe de France ââ equipedefrance October 7, 2021 Un rĂ©veil collectif confirmĂ© par RaphaĂ«l Varane sur les mĂ©dias officiels de la FFF. On a mieux pressĂ© en Ă©quipe. Câest vrai que câest un systĂšme qui est un peu nouveau pour nous, donc on avait besoin de repĂšres. Dans lâattitude, on a Ă©tĂ© plus mordant en deuxiĂšme pĂ©riode, on les a vraiment bousculĂ©s. Câest ce qui nous a permis dâĂȘtre plus dangereux, dâĂȘtre plus haut sur le terrain. Ensuite, on y est allĂ© au mental, on y a cru jusquâau bout et on a rĂ©ussi Ă arracher la victoire. Câest cet Ă©tat dâesprit quâil faut pour gagner ». Kylian MbappĂ© a ensuite confiĂ© que les Bleus s'Ă©taient dit les choses entre quatre yeux. On perdait 2-0, on Ă©tait mal embarquĂ©. On nâa pas lĂąchĂ©. A la mi-temps, on sâest dit les choses. On est revenu avec des vraies intentions. On a jouĂ© plus haut, on a marquĂ© tĂŽt. A la fin, câest complĂštement fou», a indiquĂ© le Parisien. Enfin, Paul Pogba y est allĂ© de son couplet lui aussi. Pogba JâespĂšre que ce sera aprĂšs la victoire dimanche, que vous allez voir cette vidĂ©o » La rĂ©action de raphaelvarane aprĂšs la victoire sur la Belgique 3-2 en demi-finale de la Nations League ! FiersdetreBleus BELFRA Equipe de France ââ equipedefrance October 7, 2021 On a bien commencĂ© le match avec une bonne possession. ils nous ont attendus et ils ont Ă©tĂ© trĂšs tranchants avec les joueurs quâils ont. DĂšs quâon a commencĂ© » Ă reculer, ils ont pris confiance et lĂ ils ont beaucoup jouĂ© dans notre camp. On Ă©tait vraiment bas, on leur a donnĂ© des espaces, ils ont marquĂ© deux buts. En deuxiĂšme pĂ©riode, quand on est revenu, on a dit maintenant, il y a 2-0, il faut vraiment lĂącher les chevaux. On y va, on les presse, on va rĂ©cupĂ©rer des ballons plus haut, ça va ĂȘtre du un contre un. Nous aussi on a de la qualitĂ© et on va leur montrer en deuxiĂšme pĂ©riode. Et câest ce quâon a fait », a-t-il dĂ©clarĂ© au micro de la Chaine LâĂquipe. Mais avant de livrer son analyse, la Pioche a lĂąchĂ© quâil sâĂ©tait passĂ© quelque chose de spĂ©cial dans le vestiaire tricolore. Mais patience, il faudra attendre jusquâĂ dimanche pour en savoir plus. Vous allez voir, sĂ»rement sur des vidĂ©os. JâespĂšre que ce sera aprĂšs la victoire dimanche que vous allez voir cette vidĂ©o sur ce quâon sâest dit dans le vestiaire. Faudra attendre et vous allez voir ça. JâespĂšre quâon gagnera ce match dimanche, vous allez voir ce quâon a ressenti, une Ă©nergie que je ne peux pas expliquer. Si vous voyez la vidĂ©o, vous allez comprendre. » Le rendez-vous est pris !
1. Enfant d'une famille chrĂ©tienne 1858 Ă 1873 Charles est nĂ© en France, Ă Strasbourg, le 15 septembre 1858 et il a Ă©tĂ© baptisĂ© deux jours aprĂšs sa naissance. Mon Dieu, nous avons tous Ă chanter vos misĂ©ricordes Fils d'une sainte mĂšre, j'ai appris d'elle Ă Vous connaĂźtre, Ă Vous aimer et Ă Vous prier Mon premier souvenir n'est-il pas la priĂšre qu'elle me faisait rĂ©citer matin et soir "Mon Dieu, bĂ©nissez papa, maman, grand-papa, grand-maman, grand-maman Foucauld et petite soeur" ?⊠» Mais, maman, papa et grand-maman Foucauld meurent en 1864. Le grand-pĂšre prend chez lui les deux enfants Charles 6 ans et Marie 3 ans. J'ai toujours admirĂ© la belle intelligence de mon grandpĂšre dont la tendresse infinie entoura mon enfance et ma jeunesse d'une atmosphĂšre d'amour dont je sens toujours avec Ă©motion la chaleur. » Le 28 avril 1872, Charles fait sa PremiĂšre Communion. Il est confirmĂ© le mĂȘme jour. 2. Jeune dans un monde sans Dieu 1874 Ă 1876 Charles est intelligent et il Ă©tudie facilement. Il aime beaucoup les livres, mais il lit n'importe quoi. Si je travaillais un peu Ă Nancy c'est parce qu'on me laissait mĂȘler Ă mes Ă©tudes une foule de lectures qui m'ont donnĂ© le goĂ»t de l'Ă©tude, mais m'ont fait le mal que vous savez⊠» Peu Ă peu, Charles s'Ă©loigne de la foi. Il continue Ă respecter la religion catholique, mais il ne croit plus en Dieu. Je demeurai douze ans sans rien nier et sans rien croire, dĂ©sespĂ©rant de la vĂ©ritĂ©, et ne croyant mĂȘme pas en Dieu, aucune preuve ne me paraissant assez Ă©vidente. » A 17 ans j'Ă©tais tout Ă©goĂŻsme, tout vanitĂ©, tout impiĂ©tĂ©, tout dĂ©sir du mal, j'Ă©tais comme affolé⊠» J'Ă©tais dans la nuit. Je ne voyais plus Dieu ni les hommes Il nây avait plus que moi. » 3. Militaire sans conviction 1876 Ă 1882 AprĂšs deux ans d'Ă©tudes Ă l'Ăcole Militaire, Charles est officier. Son grand-pĂšre vient de mourir et Charles reçoit tout l'hĂ©ritage. Il a 20 ans. Pendant plusieurs annĂ©es, Charles va chercher son plaisir dans la nourriture et dans les fĂȘtes. On l'appelle alors le Gros Foucauld ». Je dors longtemps. Je mange beaucoup. Je pense peu. » Mais en octobre 1880, Charles est affectĂ© en AlgĂ©rie. L'AlgĂ©rie lui plaĂźt et ses habitants l'intĂ©ressent. La vĂ©gĂ©tation est superbe palmiers, lauriers, orangers. C'est un beau pays ! Pour moi, j'en ai Ă©tĂ© Ă©merveillĂ© au milieu de tout cela des arabes en burnous blancs ou vĂȘtus de couleurs vives, avec une foule de chameaux, de petits Ăąnes et de chĂšvres, qui sont de l'effet le plus pittoresque. » Mais pour une affaire de femme, Charles refuse les conseils de ses SupĂ©rieurs. On lui enlĂšve son emploi. A peine arrivĂ© en France, il apprend que son rĂ©giment est envoyĂ© en Tunisie. Une expĂ©dition de ce genre est un plaisir trop rare pour le laisser passer sans tĂącher d'en jouir. - On m'a bien replacĂ© en Afrique, comme je l'avais demandĂ©, mais pas tout Ă fait dans le rĂ©giment que je voulais. Je fais partie d'une colonne qui manoeuvre sur les hauts plateaux, au Sud de SaĂŻda. - C'est trĂšs amusant la vie de camp me plaĂźt autant que la vie de garnison me dĂ©plaĂźt . J'espĂšre que la colonne durera trĂšs-longtemps ; quand elle sera finie, je tĂącherai d'aller ailleurs oĂč on se remue. » Le 15 janvier 1882, les 'colonnes' sont finies et Charles est de nouveau dans une caserne. Je dĂ©teste la vie de garnison⊠j'aime bien mieux profiter de ma jeunesse en voyageant ; de cette façon au moins je m'instruirai et je ne perdrai pas mon temps. » Et le 28 janvier 1882, il envoie sa dĂ©mission de l'armĂ©e. 4. Voyageur sĂ©rieux 1882 Ă 1886 Charles dĂ©cide alors de s'installer Ă Alger pour prĂ©parer ses voyages. Ce serait dommage de faire d'aussi beaux voyages, bĂȘtement et en simple touriste je veux les faire sĂ©rieusement, emporter des livres et apprendre aussi complĂštement que possible, l'histoire ancienne et moderne, surtout ancienne, de tous les pays que je traverserai. » Le Maroc est tout proche, mais il est interdit aux EuropĂ©ens. Charles est attirĂ© par ce pays trĂšs peu connu. Apres une longue prĂ©paration de 15 mois, Charles part au Maroc avec le Juif MardochĂ©e qui sera son guide. En 1883, sur les terres du sultan, l'EuropĂ©en peut circuler au grand jour et sans danger ; dans le reste du Maroc, il ne peut pĂ©nĂ©trer que travesti et au pĂ©ril de sa vie il y est regardĂ© comme un espion et serait massacrĂ© s'il Ă©tait reconnu. Presque tout mon voyage se fit en pays indĂ©pendant. Je me dĂ©guisai dĂšs Tanger, afin d'Ă©viter ailleurs des reconnaissances embarrassantes. Je me donnai pour IsraĂ©lite. Durant mon voyage, mon costume fut celui des Juifs marocains, ma religion la leur, mon nom le rabbin Joseph. Je priais et je chantais Ă la synagogue, les parents me suppliaient de bĂ©nir leurs enfants⊠» A qui s'informait de mon lieu de naissance je rĂ©pondais tantĂŽt JĂ©rusalem, tantĂŽt Moscou, tantĂŽt Alger. » Demandait-on le motif de mon voyage ? Pour le musulman, j'Ă©tais un rabbin mendiant qui quĂȘtait de ville en ville; pour le Juif, un IsraĂ©lite pieux venu au Maroc malgrĂ© les fatigues et dangers, pour s'enquĂ©rir de la condition de ses frĂšres. » Tout mon itinĂ©raire a Ă©tĂ© relevĂ© Ă la boussole et au baromĂštre. » En marche, j'avais sans cesse un cahier de cinq centimĂštres carrĂ©s cachĂ© dans le creux de la main gauche ; d'un crayon long de deux centimĂštres qui ne quittait pas l'autre main, je consignais ce que la route prĂ©sentait de remarquable, ce qu'on voyait Ă droite et Ă gauche ; je notais les changements de direction, accompagnĂ©s de visĂ©es Ă la boussole, les accidents de terrain, avec la hauteur baromĂ©trique, l'heure et la minute de chaque observation, les arrĂȘts, les degrĂ©s de vitesse de la marche, etc. J'Ă©crivais ainsi presque tout le temps de la route, tout le temps dans les rĂ©gions accidentĂ©es. » Jamais personne ne s'en aperçut, mĂȘme dans les caravanes les plus nombreuses ; je prenais la prĂ©caution de marcher en avant ou en arriĂšre de mes compagnons, afin que, l'ampleur de mes vĂȘtements aidant, ils ne distinguassent point le lĂ©ger mouvement de mes mains. La description et le levĂ© de l'itinĂ©raire emplissaient ainsi un certain nombre de petits cahiers. » DĂšs que j'arrivais en un village oĂč il me fĂ»t possible d'avoir une chambre Ă part, je les complĂ©tais et je les recopiais sur des calepins qui formaient mon journal de voyage. Je consacrais les nuits Ă cette occupation. » Pendant le court sĂ©jour Ă Tisint, je fis plusieurs connaissances tous les hadjs voulurent me voir. Pour le seul fait que je venais d'AlgĂ©rie, oĂč ils avaient Ă©tĂ© bien reçus, tous me firent le meilleur accueil; plusieurs, je le sus depuis, se doutĂšrent que j'Ă©tais ChrĂ©tien; ils n'en dirent mot, comprenant mieux que moi peut-ĂȘtre les dangers oĂč leurs discours pourraient me jeter. » En arrivant Ă Agadir, je descendis chez le Hadj Bou Rhim. Je ne puis dire combien j'eus Ă me louer de lui, ni quelle reconnaissance je lui dois il fut pour moi l'ami le plus sĂ»r, le plus dĂ©sintĂ©ressĂ©, le plus dĂ©vouĂ© ; en deux occasions, il risqua sa vie pour protĂ©ger la mienne. Il avait devinĂ©, au bout de peu de temps, que j'Ă©tais chrĂ©tien ; je le lui dĂ©clarai moi-mĂȘme dans la suite cette preuve de confiance ne fit qu'augmenter son attachement. » Pendant 11 mois, Charles a souvent reçu des injures et des cailloux. Plusieurs fois il a mĂȘme risquĂ© d'ĂȘtre tuĂ©. Le 23 mai 1884, un pauvre mendiant arrive au poste frontiĂšre de l'AlgĂ©rie. Il est pieds nus, maigre et couvert de saletĂ©. Ce pauvre Juif s'appelle Charles de Foucauld. Cela a Ă©tĂ© dur, mais trĂšs intĂ©ressant, et j'ai rĂ©ussi ! » Le monde scientifique de l'Ă©poque est enthousiasmĂ© par le travail de Charles une vĂ©ritable exploration ! Il a parcouru 3000 km dans un pays presque inconnu. C'est la gloire ! 5. Chercheur de Dieu 1886 Ă 1890 Mais Charles ne s'intĂ©resse pas Ă cette gloire. Il quitte l'AlgĂ©rie et s'installe prĂšs de sa famille Ă Paris. Il a 28 ans. Au commencement d'octobre de cette annĂ©e 1886, aprĂšs six mois de vie de famille 15, pendant que j'Ă©tais Ă Paris, faisant imprimer mon voyage au Maroc, je me suis trouvĂ© avec des personnes trĂšs intelligentes, trĂšs vertueuses et trĂšs chrĂ©tiennes; en mĂȘme temps, une grĂące intĂ©rieure extrĂȘmement forte me poussait je me mis Ă aller Ă l'Ă©glise, sans croire, ne me trouvant bien que lĂ et y passant de longues heures Ă rĂ©pĂ©ter cette Ă©trange priĂšre "Mon Dieu, si Vous existez, faites que je Vous connaisse !" » Mais je ne Vous connaissais pas⊠» Oh ! mon Dieu comme Vous aviez la main sur moi, et comme je la sentais peu ! Que vous ĂȘtes bon ! Que vous ĂȘtes bon ! Comme Vous m'avez gardĂ© ! Comme Vous me couviez sous vos ailes lorsque je ne croyais mĂȘme pas Ă Votre existence ! » Par la force des choses, Vous m'aviez obligĂ© Ă ĂȘtre chaste. C'Ă©tait nĂ©cessaire pour prĂ©parer mon Ăąme Ă recevoir la vĂ©ritĂ© Le dĂ©mon est trop maĂźtre d'une Ăąme qui n'est pas chaste. » En mĂȘme temps Vous m'aviez ramenĂ© dans ma famille oĂč j'ai Ă©tĂ© reçu comme l'enfant prodigue. » Tout cela c'Ă©tait Votre oeuvre, mon Dieu, Votre oeuvre Ă vous seul... Une belle Ăąme Vous secondait, mais par son silence, sa douceur, sa bontĂ©, sa perfection... Vous m'avez attirĂ© par la beautĂ© de cette Ăąme. » Vous m'avez alors inspirĂ© cette pensĂ©e "Puisque cette Ăąme est si intelligente, la religion qu'elle croit ne saurait ĂȘtre une folie. Etudions donc cette religion prenons un professeur de religion catholique, un prĂȘtre instruit, et voyons ce qu'il en est, et s'il faut croire ce qu'elle dit." » Je me suis alors adressĂ© Ă l'AbbĂ© Huvelin. Je demandais des leçons de religion il me fit mettre Ă genoux et me fit me confesser, et m'envoya communier sĂ©ance tenante... » S'il y a de la joie dans le ciel Ă la vue d'un pĂ©cheur se convertissant, il y en a eu quand je suis entrĂ© dans ce confessionnal ! » Que vous avez Ă©tĂ© bon ! Que je suis heureux ! » Moi qui avais tant doutĂ©, je ne crus pas tout en un jour; tantĂŽt les miracles de l'Evangile me paraissaient incroyables; tantĂŽt je voulais entremĂȘler des passages du Coran dans mes priĂšres. Mais la grĂące divine et les conseils de mon confesseur dissipĂšrent ces nuages... » Mon Seigneur JĂ©sus, vous avez mis en moi ce tendre et croissant amour pour vous, ce goĂ»t de la priĂšre, cette foi en votre Parole, ce sentiment profond du devoir de l'aumĂŽne, ce dĂ©sir de vous imiter, cette soif de vous faire le plus grand sacrifice qu'il me fut possible de vous faire. » Je dĂ©sirais ĂȘtre religieux, ne vivre que pour Dieu. Mon confesseur me fĂźt attendre trois ans. » Le pĂšlerinage en Terre Sainte, quelle influence bĂ©nie il a eu sur ma vie, quoique je l'ai fait malgrĂ© moi, par pure obĂ©issance Ă Monsieur l'Abbé⊠» AprĂšs avoir passĂ© la NoĂ«l de 1888 Ă BethlĂ©em, avoir entendu la Messe de Minuit et reçu la Ste Communion dans la Ste Grotte, au bout de deux ou trois jours, je suis retournĂ© Ă JĂ©rusalem. La douceur que j'avais Ă©prouvĂ©e Ă prier dans cette grotte qui avait rĂ©sonnĂ© des voix de JĂ©sus, de Marie, de Joseph avait Ă©tĂ© indicible. » J'ai bien soif de mener la vie que j'ai entrevue, devinĂ©e en marchant dans les rues de Nazareth, que foulĂšrent les pieds de NS, pauvre artisan perdu dans l'abjection et l'obscuritĂ©... » 6. Moine Ă la Trappe 1890 Ă 1897 Charles est trĂšs attachĂ© Ă sa famille et Ă ses amis, mais il se sent appelĂ© Ă tout laisser pour suivre JĂ©sus. Et le 15 janvier 1890, il entre Ă la Trappe. L'Evangile me montra que le premier commandement est d'aimer Dieu de tout son coeur et qu'il fallait tout enfermer dans l'amour; chacun sait que l'amour a pour premier effet l'imitation. Il me sembla que rien ne me prĂ©sentait mieux cette vie que la Trappe. » Tous les hommes sont les enfants de Dieu qui les aime infiniment il est donc impossible de vouloir aimer Dieu sans aimer les hommes plus on aime Dieu plus on aime les hommes. L'amour de Dieu, l'amour des hommes, c'est toute ma vie, ce sera toute ma vie je l'espĂšre. » Charles est heureux Ă la Trappe. Il apprend beaucoup. II reçoit beaucoup. Mais il lui manque encore quelque chose. Nous sommes pauvres pour des riches, mais pas pauvres comme l'Ă©tait Notre-Seigneur, pas pauvres comme je l'Ă©tais au Maroc, pas pauvres comme Saint François. » J'aime Notre-Seigneur JĂ©sus-Christ, et je ne puis supporter de mener une vie autre que la Sienne⊠Je ne veux pas traverser la vie en 1Ăšre classe pendant que Celui que j'aime l'a traversĂ©e dans la derniĂšre... » Je me suis demandĂ© s'il n'y avait pas lieu de chercher quelques Ăąmes avec lesquelles on pĂ»t former un commencement de petite congrĂ©gation. » Le but serait de mener aussi exactement que possible la vie de Notre-Seigneur vivant uniquement du travail des mains, suivant Ă la lettre tous ses conseils... » Ajouter Ă ce travail beaucoup de priĂšres, ne former que de petits groupes, se rĂ©pandre partout surtout dans les pays infidĂšles si abandonnĂ©s et oĂč il serait si doux d'augmenter l'amour et les serviteurs de Notre-Seigneur JĂ©sus. » 7. Ermite au pays de JĂ©sus 1897 Ă 1900 Le 23 janvier 1897, le SupĂ©rieur GĂ©nĂ©ral des Trappistes annonce Ă Charles qu'il peut sortir de la Trappe pour suivre JĂ©sus, le pauvre artisan de Nazareth. Charles part en IsraĂ«l. Il arrive Ă Nazareth ou les SĆurs Clarisses le prennent comme domestique. Le bon Dieu m'a fait trouver ce que je cherchais l'imitation de ce que fĂ»t la vie de Notre-Seigneur JĂ©sus dans ce mĂȘme Nazareth... » Dans ma cabane de planches, aux pieds du Tabernacle des Clarisses, dans mes journĂ©es de travail et mes nuits de priĂšre, j'ai tellement bien ce que je cherchais qu'il est visible que le bon Dieu m'avait prĂ©parĂ© ce lieu. » Mais Charles veut partager cette vie de Nazareth avec d'autres frĂšres. C'est pourquoi il Ă©crit la RĂšgle des Petits FrĂšres. J'ai tenu Ă composer une rĂšgle trĂšs simple, propre Ă donner Ă quelques Ăąmes pieuses une vie de famille autour de la Sainte Hostie. » Ma rĂšgle est si Ă©troitement liĂ©e au culte de la Sainte Eucharistie qu'il est impossible qu'elle soit observĂ©e par plusieurs sans qu'ils aient un prĂȘtre et un tabernacle; ce n'est que lorsque je serai prĂȘtre et qu'il y aura un oratoire autour duquel on puisse se serrer, que je pourrai avoir quelques compagnons... » En aout 1900, Charles rentre en France. M. l'AbbĂ© Huvelin est bien d'accord pour qu'il reçoive le Sacerdoce. J'ai Ă©tĂ© passer un an dans un couvent, Ă Ă©tudier, et j'y ai reçu les Sts Ordres. PrĂȘtre depuis le mois de juin dernier, je me suis senti appelĂ© aussitĂŽt Ă aller aux "brebis perdues", aux Ăąmes les plus abandonnĂ©es, les plus dĂ©laissĂ©es, afin d'accomplir envers elles ce devoir de l'amour "Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimĂ©s, c'est Ă cela qu'on reconnaĂźtra que vous ĂȘtes mes disciples". Sachant par expĂ©rience que nul peuple n'Ă©tait plus abandonnĂ© que les musulmans du Maroc, du Sahara algĂ©rien j'ai demandĂ© et obtenu la permission de venir Ă BĂ©ni AbbĂšs, petite oasis du Sahara algĂ©rien sur les confins du Maroc. » 8. FrĂšre de tous Ă BĂ©ni AbbĂšs 1901 Ă 1904 Le 28 octobre 1901, Charles arrive Ă BĂ©ni AbbĂšs. Les indigĂšnes m'ont parfaitement accueilli; j'entre en relations avec eux, tĂąchant de leur faire un peu de bien. » Les militaires se sont mis, Ă me construire, en briques sĂšches et troncs de palmiers, une chapelle, trois cellules et une chambre d'hĂŽtes. » Je veux habituer tous les habitants, Ă me regarder comme leur frĂšre, le frĂšre universel⊠Ils commencent Ă appeler la maison "la fraternitĂ©", et cela m'est doux⊠» Chaque jour, Charles passe des heures au pied du Tabernacle. L'Eucharistie, c'est JĂ©sus, c'est tout JĂ©sus. » Quand on aime, on voudrait parler sans cesse Ă l'ĂȘtre qu'on aime, ou au moins le regarder sans cesse la priĂšre n'est pas autre chose l'entretien familier avec notre Bien-AimĂ© on Le regarde, on Lui dit qu'on L'aime, on jouit d'ĂȘtre Ă Ses pieds. » Mais, Ă chaque instant on frappe Ă la porte. 'Tout ce que vous faites Ă l'un de ces petits, c'est Ă moi que vous le faites'. L'Evangile a dĂ©jĂ transformĂ© la vie de Charles qui ouvre aussitĂŽt la porte pour accueillir le Bien AimĂ©. De 4h30 du matin Ă 8h30 du soir, je ne cesse de parler, de voir du monde des esclaves, des pauvres, des malades, des soldats, des voyageurs, des curieux. » Dans cette rĂ©gion, Charles dĂ©couvre l'esclavage. Il est scandalisĂ©. Quand le gouvernement commet une grave injustice contre ceux dont nous sommes dans une certaine mesure chargĂ©, il faut le lui dire, car nous n'avons pas le droit d'ĂȘtre des " sentinelles endormies" des "chiens muets" des "pasteurs indiffĂ©rents". » Les murs de la FraternitĂ© sont construits et Charles attend des frĂšres. Priez Dieu pour que je fasse ici l'oeuvre qu'il m'a donnĂ©e Ă faire que j'y Ă©tablisse un petit couvent de moines fervents et charitables, aimant Dieu de tout leur coeur et le prochain comme eux-mĂȘmes; une ZaouĂŻa de priĂšre et d'hospitalitĂ© d'oĂč rayonne une telle piĂ©tĂ© que toute la contrĂ©e en soit Ă©clairĂ©e et rĂ©chauffĂ©e ; une petite famille imitant si parfaitement les vertus de JĂSUS que tous, aux alentours, se mettent Ă aimer JĂSUS! » Mais les Freres ne viennent pas. Je suis toujours seul, plusieurs me font dire pourtant qu'ils voudraient se joindre Ă moi, mais il y a des difficultĂ©s dont la principale est l'interdiction par les autoritĂ©s civiles et militaires Ă tout EuropĂ©en de circuler dans ces rĂ©gions, Ă cause de l'insĂ©curitĂ©. » En juin 1903, l'Ă©vĂȘque du Sahara passe quelques jours Ă BĂ©ni AbbĂšs. Il vient du Sud ou il a visitĂ© les Touaregs. Charles se sent attirĂ© par ces gens qui vivent au cĆur du dĂ©sert. Il n'y a pas de pretres disponibles pour aller lĂ -bas, aussi Charles se propose. Pour l'extension du saint Evangile je suis prĂȘt Ă aller au bout du monde et Ă vivre jusqu'au jugement dernier... » Mon Dieu, faites que tous les humains aillent au ciel ! » 9. Ami des Touaregs 1904 Ă 1916 Le 13 janvier 1904, Charles part chez les Touaregs. DĂ©part d'Akabli avec le Commandant Laperrine pour l'accompagner dans sa tournĂ©e. Son intention est de visiter les populations nouvellement soumises et de pousser jusqu'Ă Tombouctou... Ma vocation ordinaire, c'est la solitude, la stabilitĂ©, le silence... Mais si je crois, par exception, ĂȘtre appelĂ© parfois Ă autre chose, je n'ai qu'Ă dire comme Marie 'Je suis la Servante du Seigneur'. » En ce moment je suis nomade, allant de campement en campement, tĂąchant d'apprivoiser, de mettre en confiance, en amitiĂ©... Cette vie nomade a l'avantage de me faire voir beaucoup d'Ăąmes et de me faire connaĂźtre le pays... » Le pays Ă©tant presque toujours pauvre en eau ou en pĂąturage, les Touaregs sont obligĂ©s de se sĂ©parer, se dissĂ©miner, pour pouvoir nourrir et abreuver leurs troupeaux. Ils vivent par tout petits groupes, une tente ici, quelques tentes lĂ ... Partout on en trouve, mais presque toujours trĂšs peu ensemble. » Depuis longtemps, je demandais Ă JESUS d'ĂȘtre pour l'amour de Lui, dans des conditions analogues, comme bien-ĂȘtre, Ă celles oĂč j'Ă©tais au Maroc, pour mon plaisir. Ici, comme installation, c'est la mĂȘme chose. » Aujourd'hui, j'ai le bonheur de placer - pour la 1Ăšre fois en pays touareg - la Ste RĂ©serve dans le Tabernacle. » COEUR SacrĂ© de JĂSUS, merci de ce 1er Tabernacle des pays touaregs ! Qu'il soit le prĂ©lude de beaucoup d'autres et l'annonce du salut de beaucoup d'Ăąmes ! COEUR SacrĂ© de JĂSUS, rayonnez du fond de ce Tabernacle sur le peuple qui Vous entoure sans Vous connaĂźtre ! Ăclairez, dirigez, sauvez ces Ăąmes que Vous aimez ! » Envoyez de saints et nombreux ouvriers et ouvriĂšres Ă©vangĂ©liques chez les Touaregs, au Sahara, au Maroc, partout oĂč il en faut ; envoyez-y de saints petits frĂšres et petites soeurs du SacrĂ© COEUR, si c'est votre VolontĂ© ! » Mon temps qui n'est pas employĂ© Ă marcher ou Ă prier, est occupĂ© Ă Ă©tudier leur langue. » Je viens de finir la traduction des Sts Evangiles en langue touarĂšgue. Ce m'est une grande consolation que leur 1er livre soit les Saints Evangiles. » Unissez-vous Ă moi, aidez-moi dans mon travail, priez avec moi pour toutes ces Ăąmes du Sahara, du Maroc, de l'AlgĂ©rie. » Par la grĂące du Bien-AimĂ© JĂ©sus, il m'est possible de m'installer, Ă Tamanrasset⊠» Je vais rester ici, seul europĂ©en⊠trĂšs heureux d'ĂȘtre seul avec JĂ©sus, seul pour JĂ©sus⊠» RĂ©sider seul dans le pays est bon ; on y a de l'action, mĂȘme sans faire grand-chose, parce qu'on devient 'du pays'. » Priez pour qu'un peu de bien se fasse parmi ces Ăąmes pour lesquelles Notre Seigneur est mort. » Cette Afrique, cette AlgĂ©rie, ces millions d'infidĂšles appellent tellement la saintetĂ© qui seule obtiendra leur conversion; priez pour que la Bonne Nouvelle arrive et que les derniers venus se prĂ©sentent enfin Ă la crĂšche de JĂ©sus pour adorer Ă leur tour. » Il faudrait que le pays fĂ»t couvert de religieux, religieuses et de bons chrĂ©tiens restant dans le monde pour prendre contact avec tous ces pauvres musulmans et pour les instruire. » Serait-il possible de trouver des infirmiĂšres laĂŻques, toutes Ă JĂ©sus de coeur, consentant et souhaitant venir se dĂ©vouer pour JĂ©sus, sans le nom ni l'habit de religieuses⊠» Ma prĂ©sence fait-elle quelque bien ici ? Si elle n'en fait pas, la prĂ©sence du TrĂšs Saint Sacrement en fait certainement beaucoup. JĂ©sus ne peut ĂȘtre en un lieu sans rayonner. De plus le contact avec les indigĂšnes fait disparaĂźtre peu Ă peu leurs prĂ©ventions et prĂ©jugĂ©s. C'est bien lent, bien peu de chose ; priez pour que votre enfant fasse plus de bien, et que de meilleurs ouvriers que lui viennent dĂ©fricher ce coin du champ du PĂšre de famille. » Mon apostolat doit ĂȘtre l'apostolat de la bontĂ©. Si l'on demande pourquoi je suis doux et bon, je dois dire "Parce que je suis le serviteur d'un bien plus bon que moi". » Poursuivi par la pensĂ©e du dĂ©laissement spirituel de tant d'infidĂšles, j'ai jetĂ© sur le papier, Ă la suite de ma derniĂšre retraite, il y a un an, un projet de ConfrĂ©rie, d'Association catholique. La ConfrĂ©rie que j'appelle Union des FrĂšres et Soeurs du SacrĂ© Coeur de JĂ©sus» a un triple but produire un retour Ă l'Ăvangile dans la vie des personnes de toute condition ; produire un accroissement d'amour Ă la sainte Eucharistie ; produire une poussĂ©e vers l'Ă©vangĂ©lisation des infidĂšles. » Les Touaregs de mon voisinage me donnent les plus grandes douceurs et consolations; j'ai parmi eux d'excellents amis. » Mes travaux de langue marchent bien. Le Dictionnaire abrĂ©gĂ© est fini et son impression commence dans quelques jours. Le Dictionnaire des noms propres sera fini en 1914 avec le Dictionnaire Touareg-Français, plus complet. Je pense finir en 1916 le recueil des PoĂ©sies et des Proverbes, et en 1917 les Textes en prose. La grammaire sera pour 1918 si Dieu me prĂȘte vie et santĂ©. » Je ne puis pas dire que je dĂ©sire la mort; je la souhaitais autrefois; maintenant je vois tant de bien Ă faire, tant d'Ăąmes sans pasteur, que je voudrais surtout faire un peu de bien. » Demain, dix ans que je dis la Ste Messe dans l'ermitage de Tamanrasset ! et pas un seul converti ! Il faut prier, travailler et patienter. » Je suis persuadĂ© que ce que nous devons chercher pour les indigĂšnes de nos colonies, ce n'est ni l'assimilation rapide ni la simple association ni leur union sincĂšre avec nous, mais le progrĂšs qui sera trĂšs inĂ©gal et devra ĂȘtre cherchĂ© par des moyens souvent bien diffĂ©rents le progrĂšs doit ĂȘtre intellectuel, moral et matĂ©riel. » Depuis deux ans, la guerre dĂ©chire l'Europe. Elle commence aussi Ă venir au Sahara. A 450 km d'ici, le fort français de Djanet a Ă©tĂ© investi par plus de mille Senoussistes armĂ©s d'un canon et de mitrailleuses. AprĂšs ce succĂšs, les Senoussistes ont la route libre pour venir ici ; rien ne peut les en empĂȘcher que le bon Dieu. » Mais Dieu ne l'a pas empĂȘchĂ© et Charles est violemment tuĂ© le 1er dĂ©cembre 1916. Quand le grain de blĂ© qui tombe Ă terre ne meurt pas, il reste seul ; s'il meurt, il porte beaucoup de fruits... »
Discordes et dĂ©sordres dans lâĂglise Salutation et louange 1 Paul, appelĂ© Ă ĂȘtre apĂŽtre du Christ JĂ©sus par la volontĂ© de Dieu, et SosthĂšne, le frĂšre, 2 Ă lâĂglise de Dieu Ă©tablie Ă Corinthe, Ă ceux qui ont Ă©tĂ© sanctifiĂ©s dans le Christ JĂ©sus, appelĂ©s Ă ĂȘtre saints avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de JĂ©sus Christ notre Seigneur, le leur et le nĂŽtre ; 3 Ă vous grĂące et paix de par Dieu, notre PĂšre, et le Seigneur JĂ©sus Christ ! 4 Je rends grĂące Ă Dieu sans cesse Ă votre sujet pour la grĂące de Dieu qui vous a Ă©tĂ© accordĂ©e dans le Christ JĂ©sus ; 5 car vous avez Ă©tĂ© comblĂ©s en lui de toutes les richesses, toutes celles de la parole et toutes celles de la science, 6 Ă raison mĂȘme de la fermetĂ© quâa prise en vous le tĂ©moignage du Christ. 7 Aussi ne manquez-vous dâaucun don de la grĂące, dans lâattente oĂč vous ĂȘtes de la RĂ©vĂ©lation de notre Seigneur JĂ©sus Christ. 8 Câest lui qui vous affermira jusquâau bout, pour que vous soyez irrĂ©prochables au Jour de notre Seigneur JĂ©sus Christ. 9 Il est fidĂšle, le Dieu par qui vous avez Ă©tĂ© appelĂ©s Ă la communion de son Fils, JĂ©sus Christ notre humaines et sagesse divine 10 Je vous en prie, frĂšres, par le nom de notre Seigneur JĂ©sus Christ, ayez tous mĂȘme langage ; quâil nây ait point parmi vous de divisions ; soyez Ă©troitement unis dans le mĂȘme esprit et dans la mĂȘme pensĂ©e. 11 En effet, mes frĂšres, il mâa Ă©tĂ© signalĂ© Ă votre sujet par les gens de ChloĂ© quâil y a parmi vous des discordes. 12 Jâentends par lĂ que chacun de vous dit "Moi, je suis Ă Paul" - "Et moi, Ă Apollos" - "Et moi, Ă CĂ©phas" - "Et moi, au Christ." 13 Le Christ est-il divisĂ© ? Serait-ce Paul qui a Ă©tĂ© crucifiĂ© pour vous ? Ou bien serait-ce au nom de Paul que vous avez Ă©tĂ© baptisĂ©s ? 14 Je rends grĂące de nâavoir baptisĂ© aucun de vous, si ce nâest Crispus et CaĂŻus, 15 de sorte que nul ne peut dire que vous avez Ă©tĂ© baptisĂ©s en mon nom. 16 Ah si ! jâai baptisĂ© encore la famille de StĂ©phanas. Pour le reste, je ne sache pas avoir baptisĂ© quelquâun dâautre. 17 Car le Christ ne mâa pas envoyĂ© baptiser, mais annoncer lâĂvangile, et cela sans la sagesse du langage, pour que ne soit pas rĂ©duite Ă nĂ©ant la croix du Christ. 18 Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu. 19 Car il est Ă©crit Je dĂ©truirai la sagesse des sages, et lâintelligence des intelligents je la rejetterai. 20 OĂč est-il, le sage ? OĂč est-il, lâhomme cultivĂ© ? OĂč est-il, le raisonneur de ce siĂšcle ? Dieu nâa- t-il pas frappĂ© de folie la sagesse du monde ? 21 Puisquâen effet le monde, par le moyen de la sagesse, nâa pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu, câest par la folie du message quâil a plu Ă Dieu de sauver les croyants. 22 Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quĂȘte de sagesse, 23 nous proclamons, nous, un Christ crucifiĂ©, scandale pour les Juifs et folie pour les paĂŻens, 24 mais pour ceux qui sont appelĂ©s, Juifs et Grecs, câest le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. 25 Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. 26 Aussi bien, frĂšres, considĂ©rez votre appel il nây a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nĂ©s. 27 Mais ce quâil y a de fou dans le monde, voilĂ ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; ce quâil y a de faible dans le monde, voilĂ ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort ; 28 ce qui dans le monde est sans naissance et ce que lâon mĂ©prise, voilĂ ce que Dieu a choisi ; ce qui nâest pas, pour rĂ©duire Ă rien ce qui est, 29 afin quâaucune chair nâaille se glorifier devant Dieu. 30 Car câest par Lui que vous ĂȘtes dans le Christ JĂ©sus qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et rĂ©demption, 31 afin que, comme il est Ă©crit, celui qui se glorifie, quâil se glorifie dans le Seigneur.
ce qu il ya de fou dans le monde