🎋 Suis Je Ce Que J Ai Conscience D Être Corrigé
Leremords ne s'expliquerait pas plus que le regret si nous n'étions pas libres ; car comment éprouver de la douleur pour une action accomplie et qui ne pouvait pas ne pas s'accomplir ? – Donc, un fait est indiscutable, c'est que notre conscience témoigne de notre liberté. ». Bergson. Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux
CorrigéSuis-je ce que j'ai conscience d'être La conscience est un pouvoir de représentation permettant à l’homme d’avoir la connaissance des choses et de lui-même. Il sait qu’elles existent et il a la connaissance immédiate de sa propre existence ainsi que de ses états et de ses actes. Le terme signifie étymologiquement « avec
Etpour savoir ce que je suis, je ne peux le formuler qu'à travers la conscience d'être. Donc la question posée semble tourner en rond, n'être qu'un sophisme. Même si je ne suis pas ce que j'ai conscience d'être, je ne peux pas le savoir, je ne peux pas en prendre conscience, et donc ce n'est pas un problème pour moi. D'autre part, si je
Je est un autre » disait Rimbaud. Par cela, il entend que ce dont nous avons conscience à propos de nous-mêmes, exprimé à travers le « je », n'est qu'une fausse réalité, si ce n'est une illusion. Dans ce cas, suis-je ce que j'ai conscience d'être ? La question laisse alors supposer que nous ne sommes pas toujours ce que nous avons
Cecorrigé de philosophie porte sur le sujet suivant : « Suis-je ce que j’ai conscience d’être ? ». Ce corrigé d’élève est complet. Parmi tous les caractères définissant l'homme, la conscience apparaît comme le plus essentiel, par elle il sait qu'il existe, que le monde autour de lui existe. La conscience est donc ce par quoi le
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Enrevanche, j'ai, moi, le sentiment de savoir qui je suis, ce que je suis, puisque je suis conscient de moi. Toutefois, il peut se faire que ce que je m'imagine être diffère de ce que je suis réellement, et que je fasse donc erreur sur ce que je suis.
Ellesne sont pas indépendantes les unes des. autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble. 1. Dégagez la thèse de ce texte et
Pournous comprendre nous même, pour nous construire, nous avons besoin des autres. La conscience n’est donc pas le miroir de tout l’univers, mais
tEHN3WO. Le thème principal du sujet est la conscience, qui vient des mots latin "cum-scire" qui signifient "savoir avec". C'est une relation intériorisée sensation, intuition, pensée... immédiate qu'un être est capable d'établir avec le monde ou lui-même. Il existe différentes formes de conscience. La conscience morale, c'est la capacité mentale à porter des jugements de valeur bien/mal,juste/injuste, avoir bonne ou mauvaise conscience,... La conscience psychologique, c'est la conscience qui traduit des états de fait perdre, prendre conscience de quelque chose. Et la conscience de soi, la forme la plus complexe et la plus élaborée, c'est l'appréhension que l'on a, de ce que l'on est. Ce sujet mentionne aussi la notion de "je" et de "l'être". En français le je est un pronom personnel sujet qui renvoie à une seule personne, soi-même. Le je est le sujet qui se dit et qui se pense comme conscience de lui-même et en même temps comme le substrat de toutes ses pensées et de toutes ses actions. Ici le "suis-je" renvoie donc à mon existence à moi. La notion d'être quant à elle représente la totalité de ce qui peut exister ou être représenté, ici il renvoie à mon existence. Mais la notion de conscience porte aussi vers deux directions, le monde extérieur à soi et le monde intérieur à soi. On distingue la conscience immédiate, c'est la relation que l'on a avec le monde ce qui nous entoure et la conscience réfléchie qui consiste à se saisir comme sujet pensant, c'est l'introspection, la faculté de rentrer à l'intérieur de soi pour apprendre à se connaître. Aussi le problème se pose-t-il de savoir si "je suis ce que j'ai conscience d’être", c'est-à-dire si la conscience de soi est une connaissance de soi? Il est donc légitime de se demander comment peut-on mieux se connaître et qui peut nous y aider. Ce sujet nous invite aussi à nous demander comment peut-on ne pas être ce que l'on a conscience d'être et comment peut-on être ce que l'on n’a pas conscience d'être ? I. Nous avons conscience de ce que nous sommes, en tant qu'hommes La conscience de soi est la faculté de se connaître, elle est aussi la conscience d'exister, de se sentir vivant. Cette expérience de la conscience de soi est banale puisque nous la faisons tous les matins au réveil lorsque l'on se regarde dans un miroir. Je suis ce que j'ai conscience d'être parce que je suis capable de me reconnaître en me voyant, quand on me décrit, parce que l’existence fait partie intégrante de la notion d'être. J'ai conscience d’être allergique au pollen, ces allergies font partie de moi, je suis ce que j'ai conscience d'être. De plus cette notion de conscience de soi est fondamentale puisqu'elle permet de marquer ce qui distingue l'homme de l'animal, puisque l'homme qui sait qu'il est un animal cesse de l'être d'après Hegel. La conscience de soi se manifeste de différente manière chez l'homme via le langage dire "c'est moi, je", la perception se reconnaître, la pensée se souvenir, s'imaginer, se projeter dans l'avenir. Un autre exemple, les secrets font partie de l'humanité, et pourtant on est souvent seul à en avoir conscience, ils font partie de nous. Pascal dans une de ses Pensées soulignait le privilège qu'a tout homme d'être conscient de ce qu'il est il parle d'un homme qui ne serait qu'un roseau dans l'univers qui quand bien même serait tué, serait toujours supérieur à l'univers, car ayant conscience qu'il meurt; alors que l'univers lui n'a conscience de rien. Lorsque je me demande qui je suis ou ce que je suis je peux me décrire, parler de moi mes goûts, ma condition,... j'ai donc conscience de ce que je vis, de ce que je pense ou fais, parce que je me connais. Or, si je me connais, j'ai conscience d'être moi puisque se connaître c'est avoir conscience de soi. De plus, si la conscience c'est aussi l’introspection qu’elle porte donc sur moi, sur mon esprit, sur ce que je pense, Descartes dira même "je pense donc je suis" si je réfléchis sur ma pensée c'est qu'elle existe, elle est donc le signe de mon existence. On peut aussi avoir bonne ou mauvaise conscience, par exemple regretter d'avoir tué, causé un accident, brisé un objet ou une amitié. J'ai conscience d'avoir mal agis, je reconnais ma faute, mais c'est bien moi qui l'ai causé et qui serai puni, j'ai donc conscience d'être ce que je suis. C'est avec la vie, le temps qui passe, nos expériences que l'on peut aussi avoir mieux conscience de soi, mieux se connaître. II. Mais seuls nous pouvons difficilement avoir conscience de soi Mais cette conscience morale reflète-t-elle vraiment mon moi, n'est-elle pas dictée par les mœurs, les valeurs, les normes de la société ? J'ai donc été influencé par mon entourage par ma société, je ne suis donc pas totalement moi, je suis un peu ce que l'on a fait de moi à travers mon éducation, mon enfance, etc. De plus, le regard des autres famille, amis, passants, etc. peut me permettre de mieux me connaître. En se comparant aux autres, en se fiant à ce que les autres pensent de nous, on peut apprendre à se connaître. Ce sont les autres qui me font remarquer que je suis égoïste, jaloux, vulgaire, narcissique, généreux, gentil, etc. Je peux affirmer tel que je suis si les autres me reconnaissent comme tel, car ils peuvent avoir une vision plus objective que la mienne, ils peuvent prendre plus de recul par rapport à moi et donc ils peuvent m'aider à mieux me connaître. Mais ce qu'ils peuvent dire sur nous peut aussi imposer un mode de vie, ce que l'on pense des autres peut aussi les influencer. La conscience de soi doit quelque chose à la présence des autres et à leur influence. De plus, si la conscience peut m'apprendre quoi que ce soit sur moi, peut-elle aussi me cacher des choses ? Pour mieux se connaître et donc mieux se comprendre pourquoi ne pas faire appel à un psychologue ou un psychiatre pour explorer notre inconscient ou notre subconscient , peut-être peuvent-ils nous aider à dénicher les conflits intérieurs, les traumatismes, les refoulements ? Par exemple une personne qui en déteste une autre et qui ne peut pas la supporter, peut-être est-ce que cela vient d'un sentiment de jalousie ou d'admiration ? On peut ainsi mieux se comprendre et donc mieux se connaître et par conséquent avoir une meilleure conscience de soi. III. Surtout, notre conscience peut être altérée Comment comprendre la conscience de soi si l'on ne comprend pas que l'on puisse ne pas être soi-même, ne pas avoir conscience de soi ? En effet, il existe des maladies accidentelles, etc. comme l'amnésie qui font que des gens peuvent perdre la mémoire, ne plus avoir de passé et par conséquent ne plus savoir qui ils sont ou ce qu'ils sont. Une personne qui se réveille un matin après un choc ou un traumatisme violent et qui se dit "qui suis-je ?" cette personne peut-elle avoir une conscience de soi si elle ne se souvient de rien et ne se reconnaît pas dans un miroir, elle ne peut donc pas avoir conscience d'être ce qu'elle est ? On n'a pas non plus conscience de soi lorsque l'on perd conscience s'évanouir, etc. ou que l'on est dans le coma, quand on dort ou que l'on est somnambule et bien sûr lorsque l'on est mort. De même lorsque l'on est sous l'emprise de l'alcool ou d'une quelconque drogue, notre conscience est altérée. De plus, chaque jour on effectue des gestes inconsciemment les réflexes, les pulsions on a pas conscience que l'on digère, que l'on respire, que nos pupilles se dilatent, et pourtant cela fait partie de nous. Je n'en ai pas conscience, mais je le sais. Je n'ai pas conscience d'être un ensemble d'organes, un amas de cellules, je le sais c'est tout et pourtant c'est ce que je suis. Mais je peux aussi ne pas être exactement tel que je m'apparais à travers ma conscience, il arrive souvent que ce que nous nous imaginons être diffère de ce que nous sommes réellement et qu’ainsi nous fassions erreur sur ce que nous sommes. Il est donc possible de se croire, de se concevoir comme généreux et aidant son prochain, mais tout en ne donnant pas d'argent à ceux qui en ont besoin. Ainsi peut-on se croire et se concevoir inutile, nul en tout, et se découvrir un talent pour faire rire les autres, ou encore se croire égoïste et aider et partager quelque chose avec quelqu'un. Conclusion Pour conclure, on peut dire que la conscience de soi n'est ni innée on ne l'acquiert qu'à partir d'un certain âge ni acquise définitivement. En effet, bien que je me connaisse, que je sois capable de me reconnaître sur une photo, il est possible que le monde extérieur puisse influer sur ma personne, sur la conscience que j'ai de moi. Il est possible qu'il m'aide à mieux me connaître et à mieux me comprendre et que je ne sois peut-être pas le mieux placé pour savoir qui je suis, même s'il existe des choses dont je suis le seul à avoir conscience. Il m'est aussi possible de ne plus avoir conscience de moi, de ne plus être capable, d'être incapable d'avoir conscience de ce que je suis. Mais en prenant conscience de ce que je suis ou de ce que je ne suis pas je peux mieux me connaître, mieux me comprendre et donc avoir mieux conscience de moi. Donc pour finir, je suis ce que j'ai conscience d'être et le monde extérieur comme d'autres facteurs m'aident à avoir une meilleure conscience de moi. Pour ouvrir le débat, d'après les hommes, les animaux n'ont pas conscience d'eux, mais on peut se demander si les progrès actuels en robotique par exemple, si les créations humaines seront capables de penser par elles-mêmes et avoir conscience d'elles-mêmes ; mais peut-être que l'évolution va permettre à d'autres espèces d'avoir l'opportunité de penser et d'avoir conscience d'elles-mêmes.
Exemples d’intro possible et plan détaillé Intro 1 En logique, dans un jugement d’attribution entre deux termes, le verbe être » comme copule établit un rapport de compréhension ou d’inclusion entre ces 2 termes. Cela signifie que le 1er terme est compris, englobé dans le second ou même égal au second comme par exemple dans je suis un être humain », je suis moi ». En ce sens, on pourrait aussi dire que je suis ce dont j’ai conscience, la conscience étant ce qui me permet de parvenir à me sentir, à me dire et me représenter comme un Je. Mais être a aussi un sens existentiel. Dans ce sens, une chose est ; si elle a une réalité effective, si elle existe de fait. Or on peut penser que si j’ai conscience de ce que je suis, je ne suis pas nécessairement toujours ou encore de fait ce que je pense être, ce que je sais être. Il peut y avoir un écart entre ce que je suis pour moi et ce que je suis de fait. Aussi on peut se demander si je suis ce que j’ai conscience d’être. C’est donc du problème de l’identification du moi et de la réalisation de soi dont nous allons traiter. Nous nous demanderons donc si le Je n’est pas ce que j’ai conscience d’être ; si j’existe de fait tel que je suis pour moi et si on peut réellement réduire le moi à ce dont j’ai conscience de moi. Intro 2 Le je désigne d’abord le sujet en tant qu’il prend conscience de lui-même et qu’il a un sentiment d’unité et d’unicité. Se penser Je, à la première personne, c’est se savoir être soi et pas un autre, se savoir demeurer soi sous les différents états de conscience. En ce sens, il semble que le je soit intimement lié à la conscience et soit réductible à celle-ci. Mais le je désigne aussi le moi empirique, c’est-à-dire tout ce que je suis de fait, mes caractéristiques physiques, organiques et psychiques. Si je me vois extérieurement, je ne me vois pas nécessairement intérieurement dans mon ensemble, dans tout ce qui me constitue. Dans ce cas, il se pourrait que ce que je suis excède ce que j’ai conscience d’être. Cela expliquerait que je puisse m’étonner moi-même, me surprendre à faire quelque chose que je ne me croyais pas capable de faire ou que je puisse ne pas me comprendre et me chercher. Aussi on peut se demander si je ne suis que ce que j’ai conscience d’être. C’est donc du problème de l’identification du moi, de ses limites, de nos possibilités de le saisir dans son intégralité et de l’incarner dont nous allons traiter. Nous nous demanderons donc si ce n’est pas parce que je suis conscient que je possède le je dans ma propre représentation, si pour autant ma conscience embrasse tout ce que je suis et si enfin j’existe tel que je suis pour moi. Plan I. je suis parce que je suis conscient et ce que je suis, c’est ce dont j’ai conscience 1. C’est parce que nous sommes doté de la conscience réfléchie qu’en même temps qu’on perçoit qu’on perçoit qu’on s’entraperçoit et prend conscience que l’on est. Je pense donc je suis » Descartes 2. prendre conscience de soi, ce n’est pas s’arrêter à ce dont on a une conscience immédiate, c’est porter un jugement et par là se connaître, s’identifier. Je vais me définir par ce dont j’ai conscience de moi-même mon corps, mon caractère, mes désirs, etc… 3. ce dont je n’ai pas conscience ne peut être dans la définition de ce que je suis pour moi. Tr mais la conscience ne peut-elle pas être lacunaire et dans ce cas, ce que je suis en soi ne peut-il pas excéder ce que je suis pour moi ? II. je ne suis pas en soi que ce que je suis pour moi. 1. je ne sais de moi que ce dont je veux bien prendre conscience mauvaise foi, divertissement,… 2. je ne sais pas tout de moi, conscience superficielle de moi-même Nietzsche ou Spinoza Ce dont j’ai conscience, c’est ce que je veux, désire et fais mais non les causes qui expliquent ce que je veux, désire et fais. 3. je ne peux prendre conscience de ce qui échappe radicalement à la conscience hypothèse de l’inconscient de Freud le moi étant le centre du champs conscientiel ne se confond pas avec la totalité de la psyché… il y a donc lieu de distinguer entre le moi et le soi, le moi n’étant que le sujet de la conscience, alors que le soi est le sujet de la totalité de la psyché, y compris l’inconscient » selon Jung pour qui le moi n’est qu’ une île dans les flots ». TR je ne suis pas que ce que j’ai conscience d’être mais cette conscience peut être plus grande même si bornée. Mais même si je sais davantage qui je suis, suis-je au sens d’exister pour autant ce que j’ai conscience d’être ? III. il n’y a pas nécessairement égalité entre ce qu’est mon existence et ce que je sais être 1. la vie en société peut exiger que je ne sois au dehors tel que je me sais être au-dedans. 2. avoir conscience d’être ceci ou cela, ce n’est plus l’être tout à fait être conscient d’être dans l’effort, c’est se regarder faire, distance critique, peut-être rire de soi, donc ne plus être tout à son effort, ni cet effort. Cela altère ce que l’on est, fait qu’on ne colle plus à soi, on est à distance, plus là, déjà ailleurs. 3. comme on est conscient, on change, on devient, donc on ne peut se réduire à ce qu’on est là. On nie ce qui est, on est un projet. Comme l’homme est conscient, il est le seul être chez qui l’existence précède l’ essence », comme le dit Sartre. C’est au fur et à mesure que je me définis, que je deviens moi. Donc je ne suis jamais ce que j’ai conscience d’être, je deviens moi au fur et à mesure que je prends conscience de moi. et cela demeure vrai même si on remet en question Freud en soutenant comme Alain que le moi se réduit à ce dont on a ou peut avoir conscience, puisque il n’y a pas d’autre moi en moi à part moi.
Je me présente comme contre la violence, pourtant, poussé par la jalousie, j’ai violemment frappé un homme hier soir. Nous avons donc l’occasion au cours de notre vie, de ne pas correspondre à l’image ou encore à la conscience que nous avons de nous même. Il est donc légitime de se demander si je suis réellement ce que j’ai conscience d’être. La conscience est la connaissance plus ou moins claire de notre existence, essence, du monde qui nous entoure. C’est un témoin, la faculté qu’a l’homme de connaître immédiatement ses états, ses actes intérieurs. Pour beaucoup, cette question met en jeu un préjugé. En effet, si l’on n’y réfléchit pas, la réponse spontanée sera de dire qu’évidemment nous sommes ce que nous avons conscience d’être. Chacun de nous se connaît, on ne peut pas en douter. Le problème est de savoir si la conscience que nous avons de nous est une véritable connaissance de nous même. Mais, si la conscience de soi peut être évidente, le passage à la connaissance de soi est-il possible ? La connaissance de soi ne demande-t-elle pas un apprentissage, des aides ? Nous verrons donc dans un premier temps qu’il est possible d’avoir une conscience de soi sans connaissance de soi. Mais, nous aboutirons dans un second temps, comment travailler à la connaissance de soi. I. Il est possible d’avoir une conscience de soi sans connaissance de soi Ne pouvons-nous pas prouver que nous avons conscience de nous même ? La conscience de soi ne commence-t-elle pas par la conscience d’exister ? Et, que pouvons-nous penser de la connaissance de soi ? a Des acquis remis en doute Pour bon nombre d’entre nous, la question pourrait sembler superflue je m’appelle X, je mesure 1m70, je suis brun aux yeux marron, de nationalité française… Comment puis-je supposer que ce qui compose mon identité et ce en quoi je crois, que je tiens pour vrai, soit faux. Descartes montrera vite que l’on peut douter de cet acquis qui semble pouvoir nous définir. En effet, ces caractéristiques relèvent de l’ouï dire, de la vue, autrement dit de notre sensibilité or, les sens sont porteur d’illusions et peuvent me tromper. Je ne peux donc pas m’autoriser à prétendre que je suis ce que j’ai conscience d’être sous prétexte que mes sens me le disent. Descartes l’a bien démontré, en soumettant toutes ses opinions à l’épreuve du doute radical, lorsqu’il voulait déterminer ce qui pouvait être tenu pour vrai. Il y a une conscience qui est la plus certaine des connaissances la conscience d’exister. Elle est indubitable, et en plus de savoir que l’on existe et d’en avoir conscience et connaissance de ce qui nous définit une chose pensante. Pourquoi est-ce une certitude ? Car la pensée est indubitable aussi, je ne peux pas douter de ma pensée car le doute est une pensée. b La conscience de soi passe-t-elle par la connaissance de soi ? Il a donc été facile de s’apercevoir de ce que j’étais, et d’en avoir conscience, je suis une chose pensante. Il est maintenant plus difficile d’avoir connaissance de soi. J’ai conscience de ce qui me caractérise au niveau collectif, de ce qui me rend égale à tout être humain la pensée, mais puis-je savoir ce qui me caractérise au niveau individuel. La chose pensante que je suis se détache du groupe parce qu’elle à une personnalité elle se traduit par des actes, des jugements… C’est à ce niveau que se pose la question de savoir si nous sommes réellement ce que nous avons conscience d’être. Je peux prétendre être facile à vivre au quotidien, être ouverte aux autres, jalouse… mais est-ce vraiment ce que je suis ? Comment puis-je m’assurer que ce que je pense de moi s’accorde avec la réalité ? Pour atteindre cette connaissance de soi, des obstacles sont à surmonter. Il faut tout d’abord que j’analyse mes actes, opinions, pensées pour tenter de savoir si ce que je fais en pratique, s’accorde avec ce que je pense moi. Ceci nécessite une véritable introspection, c’est l’analyse de soi par soi. Or, cette démarche ne garantit pas des réponses objectives je suis à la fois sujet et objet de la discussion, observateur et observé. Je suis donc vouée aux erreurs car partiale et intéressée par les réponses que je dois dégager de cette analyse. Mon observation sera trop subjective pour affirmer que la connaissance que j’ai de moi coïncide avec la réalité car comme le dit Auguste Comte, on ne peut pas en même temps regarder par la fenêtre et se voir passer dans la rue ». Une autre difficulté s’ajoute, la conscience peut nous tromper car la pensée peut être source d’illusions je prends conscience de ce que je désire tenir pour vrai. De plus, l’existence de l’inconscience bloque une partie de la recherche de la connaissance de soi. Ce qui est indifférent au regard de ma conscience est refoulé dans l’inconscience. Il y a donc une multitude de perceptions de nous même qui ne se transforment pas en aperceptions des éléments constitutifs de nous même sont donc comme oubliés, et je n’en ai pas conscience. Je peux donc avoir conscience, et sans erreur, de ce que je suis réellement en tant qu’homme, une chose pensante. Toutefois, il est plus difficile de prouver que ce qui me caractérise en tant que personne, au sens individuel correspond avec la conscience que j’en ai. Je prends donc partiellement conscience de ce que je suis. Comment puis-je m’aider à parvenir à la connaissance de moi malgré les obstacles ? II. Nous pouvons être ce que nous avons conscience d'être, par autrui et par l'introspection La connaissance de soi n’est pas innée, elle s’acquiert. Il faut donc prendre conscience de la méconnaissance de soi pour commencer à acquérir une connaissance de soi moins partielle. Mais, cela n’est pas suffisant, d’autres moyens me permettent d’y parvenir. a L’aide d’autrui Autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-même » disait Sartre. En effet, j’ai besoin des autres et de leurs jugements pour me percevoir d’un autre point de vue, celui-ci étant cette fois-ci extérieure à moi-même, donc peut-être plus objectif. Je suis cette fois-ci seulement l’objet, l’observé. Autrui peut donc m’éviter les méprises, les erreurs, les illusions sur moi-même. Par exemple, lorsqu’un ami vous fait une remarque ou une critique sur vous, il vous arrive de vous vexer. Pourquoi ? Sûrement parce que vous ne vous étiez pas rendu compte de ce qu’il a souligné, vous vous en étiez fait une autre idée. Autrui est un témoin de soi-même mais, tout comme je ne me suffis pas à moi-même pour me reconnaître, autrui n’est pas non plus suffisant. Il est donc nécessaire de mettre en parallèle les deux points de vue, le mien le jugement interne et celui des autres le jugement externe. Cette addition nous permet une meilleure approche de soi-même. b L’introspection Le retour sur ses actes, permet aussi une meilleure connaissance de soi. La conscience que j’ai de moi sera plus fidèle à la réalité si j’examine mes actes, ce que j’éprouve avec le recul, c’est-à-dire, élever la conscience spontanée à la conscience réfléchie. Il faut doubler tout acte de pensée de la pensée de cet acte, car la conscience réfléchie naît d’un décalage. Je dois donc faire une analyse de mes actes, de mes opinions avec le recul par rapport à ceux-ci. Mais, le moment propice pour une meilleure connaissance de soi possible, n’est-il pas la fin de notre vie ? Le niveau de conscience va aussi avec le temps et l’âge, il n’est pas évident de définir l’identité de quelqu’un qui change au cours du temps. On se connaît à travers ses actes, ses pensées, or on se connaît dans les situations présentes, vécues, mais on ne peut pas prévoir avec certitude ses actes futurs, ses sentiments à venir. Tout comme on ne sait pas ce que nous apprendrons de nos futures rencontres. En ce sens, plus nous sommes vieux, moins de choses à découvrir nous attendent, il y a donc moins de choses imprévues à un certain stade de la vie qui peuvent fausser la connaissance de soi. En effet, tous mes agissements, jugements, rencontres sont derrière moi. Je peux donc en faire ma synthèse et voir toutes les facettes qui me composent grâce à mon vécu. Le moi, c’est-à-dire l’addition de tous les je qui me composent et qui sont apparus au cours de ma vie il y a différent je car j’évolue, je suis différente selon les jours, les années, les humeurs sont entre mes mains pour juger de ma connaissance de moi. L’approche de moi-même se rapprochera mieux de la réalité La connaissance de soi est donc un apprentissage long et difficile qui demande des efforts. La confrontation avec autrui, la conscience réfléchie et la vieillesse sont autant de facteurs qui nous permettent de tenter de faire correspondre moi et la conscience que j’en ai sans pour autant parvenir à la réalité. Conclusion La conscience de soi est possible, s’il s’agit de se connaître en tant qu’être humain. Jai conscience d’être, d’exister, d’un moi, et je ne me trompe pas. Mais, cette conscience ne permet pas une connaissance de soi, ces deux notions étant différentes et en ce sens, je ne sais pas ce que j’ai conscience d’être. Toutefois, si je me rends compte de cette méconnaissance de soi, j’évolue déjà en direction d’une meilleure connaissance de soi. La conscience véritable de soi peut toutefois être favorisée par les relations avec autrui, avec l’âge… mais la connaissance n’est pas certaine.
suis je ce que j ai conscience d être corrigé